Les aides 2018 pour l’amélioration de l’habitat

12 juin 2018

Vivre dans un logement plus confortable, économiser sur les factures d’énergie ou encore augmenter la valeur patrimoniale d’un bien, c’est possible grâce aux aides disponibles dans le cadre de la rénovation d’un logement. Mais quelles sont ces aides et qui peut y prétendre ? On fait le point…

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)

Il est en effet possible de réduire le montant de l’impôt sur le revenu en effectuant certains travaux grâce au crédit d’impôt pour la transition énergétique. Un crédit disponible pour les propriétaires de maison ou d’appartement (dont c’est l’habitation principale), les occupants à titre gratuit et les locataires (jusqu’au 31 décembre 2018 pour ces deux catégories). Le taux se situant entre 15% et 30% en fonction des travaux et le montant des dépenses est plafonné, par périodes de 5 années consécutives (8000 € pour une personne seule, 16 000 € pour un couple…). Parmi les travaux « reconnus » dans le cadre de ce crédit d’impôt, on retrouve notamment le remplacement de la chaudière, l’installation d’une pompe à chaleur ou d’un chauffe-eau solaire, l’isolation thermique des fenêtres, des toits ou des planchers ou encore la mise en place d’une borne de rechargement de véhicule électrique. Tous les travaux doivent être réalisés par un professionnel agréé.

L’éco-prêt à taux zéro

Disponible jusqu’au 31 décembre 2018, ce prêt à taux d’intérêt nul est ouvert aux propriétaires et locataires ou aux sociétés non soumises à l’impôt sur les sociétés. Comme dans le cadre du crédit d’impôts, les travaux réalisés dans le cadre de l’éco-prêt à taux zéro doivent permettre d’améliorer la performance énergétique du foyer (maison ou appartement). Le prêt pouvant financer notamment les équipements et fournitures, les frais de maîtrise d’œuvre et d’études… Là encore, il est obligatoire qu’un professionnel se charge des travaux.

Cela concerne (entre autres travaux), l’isolation de la toiture, le remplacement d’un système de chauffage, le remplacement d’au moins la moitié des fenêtres…

La TVA à taux réduit

En ce qui concerne les travaux de rénovation, la TVA se situe entre 5,5% et 10%. 5,5% pour les travaux de rénovation énergétique et 10% pour les travaux autres.

Une TVA à laquelle peuvent prétendre les propriétaires occupants, les bailleurs ou les syndicats de propriété et les sociétés civiles immobilières.

Condition : le logement visé doit être achevé depuis au moins 2 ans.

À noter que ce taux réduit s’applique à des travaux comme le remplacement de tuiles sur le toit, l’installation d’une ventilation ou des travaux de plomberie, d’électricité ou encore de peinture.

Attention cependant car la TVA à taux réduit ne s’applique pas si les travaux, sur une période de 2 ans, permettent de remettre le logement à neuf ou si ils augmentent de plus de 10% la surface du plancher. La pose de gros équipements comme les systèmes de climatisation, n’est pas concernée non plus.

Le programme de l’Anah

Les propriétaires occupants aux revenus inférieurs à un certain plafond de ressources, les copropriétaires bailleurs ou les copropriétaires des copropriétés fragiles peuvent aussi bénéficier du programme Habiter Mieux de l’Anah. Il s’agit d’une aide financière apportée dans le cadre de certains travaux visant à améliorer d’au moins 25% le gain énergétique d’un logement. L’aide en question pouvant atteindre les 2000 €.

Les aides des fournisseurs d’énergie

Il s’agit du dispositif CEE, qui concerne certains foyers et certains types de travaux visant là encore à améliorer la performance énergétique d’un logement.

Enfin, il faut aussi savoir qu’il est possible, sous certaines conditions, de se voir exonéré de la taxe foncière, de toucher des aides des collectivités locales, de la caisse de retraite ou encore de bénéficier de prêts. Il est aussi possible de cumuler plusieurs aides.

N’hésitez pas à vous renseigner sur le : www.ademe.fr